–
–
Face à des consultations toujours plus denses et à des besoins de santé croissants, les assistants médicaux constituent un appui concret pour les médecins généralistes. Leur présence permet de mieux organiser le quotidien du cabinet, de libérer du temps médical et de faciliter certaines étapes de la prise en charge des patients. Sur le territoire de la CPTS Montpellier Est-Bérange, cette évolution n’est pas théorique : le cabinet du Dr Jean-Pierre Barral, médecin généraliste et président de la CPTS, a expérimenté ce mode d’organisation avec ses trois associés.
« Libérer du temps médical, sans perdre le lien humain ». Prise des constantes, préparation de la consultation, réalisation de certains tests de dépistage, aide à des actes techniques : les missions confiées à un assistant médical peuvent contribuer à fluidifier le parcours du patient au sein du cabinet. L’objectif est très clair : permettre au médecin de consacrer davantage de temps à son cœur de métier, l’évaluation clinique, le diagnostic, les décisions thérapeutiques et l’échange avec le patient. « L’assistant médical ne remplace pas le médecin. Il intervient en complémentarité, dans le cadre de missions définies et sous la responsabilité du médecin, sans se substituer aux actes qui relèvent exclusivement de ce dernier. C’est un point important que je tiens à souligner », indique le Dr Jean-Pierre Barral, depuis son cabinet de Baillargues.
Une expérience concrète
Dans sa newsletter de novembre 2022, la CPTS Montpellier Est-Bérange présentait le choix du Dr Barral et de ses associés de former les deux secrétaires médicales du cabinet aux fonctions d’assistantes médicales. Leur organisation reposait sur une double fonction : elles conservaient une activité de secrétariat à mi-temps et prenaient également en charge plusieurs tâches utiles au déroulement des consultations.
Mentionnons notamment la prise des constantes, la réalisation de tests de dépistage et l’aide à certains actes techniques. « Cette organisation permet de se concentrer davantage sur le diagnostic et de réaliser des actes qui, faute de temps, n’étaient jusque-là pas toujours possibles », précise le Dr Barral, indiquant que cette expérience illustre un point essentiel… « Le bénéfice du dispositif dépend aussi de son intégration dans l’organisation quotidienne du cabinet, de la répartition des missions et de la confiance entre les membres de l’équipe ». Mais sur ce point, pas de sujet pour lui, la confiance est là.
Un bénéfice attendu pour les patients
L’intérêt des assistants médicaux ne se limite pas au fonctionnement interne du cabinet. Une organisation plus fluide peut contribuer à améliorer les conditions d’accueil, à préparer les consultations et à dégager du temps pour les situations qui nécessitent une attention médicale particulière. Le dispositif s’inscrit également dans un enjeu plus large : préserver la capacité des médecins à suivre leur patientèle dans un contexte de tension sur l’accès aux soins.
Pour les patients, l’assistant médical est un interlocuteur supplémentaire au sein du cabinet. « Son rôle doit être expliqué clairement, afin que chacun comprenne les tâches qu’il peut réaliser et la place qu’il occupe dans le parcours de soins », explique quant à lui le Dr Mathieu Lamarque, associé du Dr Barral et vice-président de la CPTS.
À savoir
Le déploiement d’un assistant médical suppose de repenser certaines habitudes : identifier les tâches qui peuvent être déléguées, organiser les rendez-vous, définir les responsabilités de chacun et préserver la confidentialité des informations de santé. Cette évolution rejoint une conviction que nous exprimions dans l’éditorial de Territoire Santé n° 12, publié en juillet 2026 : « la confiance ne se décrète pas, mais se construit, jour après jour ».
La CPTS, aux côtés des professionnels qui souhaitent se lancer
L’accompagnement des professionnels de santé fait partie des missions de la CPTS Montpellier Est-Bérange. C’est pourquoi nous relayons notamment les dispositifs proposés par les institutions qui peuvent aider les professionnels du territoire à s’informer sur les possibilités d’organisation et les démarches adaptées à leur situation.
Pour les médecins qui envisagent de recruter un assistant médical, plusieurs questions méritent d’être anticipées : les besoins du cabinet, les missions à confier, le profil recherché, les conditions de formation, les modalités de financement et les critères d’éligibilité au dispositif conventionnel. Petit conseil : les règles et aides financières étant susceptibles d’évoluer, il est recommandé de vérifier les conditions en vigueur auprès de l’Assurance Maladie avant tout engagement. Mais retenez surtout une chose : l’assistant médical est un partenaire d’organisation au service du médecin et de la qualité de la prise en charge. Lorsqu’il est intégré à une équipe bien organisée, il peut contribuer à dégager du temps médical, à fluidifier les consultations et à mieux répondre aux besoins des patients du territoire.
Vous souhaitez en savoir plus, voici quelques sources pour aller plus loin :
- CPTS Montpellier Est-Bérange – Newsletter n° 5, novembre 2022 : retour d’expérience du cabinet du Dr Barral et de ses associés.
- CPTS Montpellier Est-Bérange – Territoire Santé n° 12 : « Une question de confiance » : éditorial de Jean-Pierre Barral, publié le 7 juillet 2026.
- Assurance Maladie – Le dispositif d’aide à l’emploi d’un assistant médical : informations sur les conditions d’accès et l’accompagnement conventionnel.

Vous n’êtes pas encore adhérent de notre CPTS ? Rejoignez-nous gratuitement et simplement en 3 clics !
